Autant mai fut le mois des volumes et des succès en série, autant juin commence plus difficilement.
Les banquiers travaillant sur le marché primaire obligataire de l'euro sont bien plus nerveux : il est plus difficile de placer les émissions des entreprises, qu'elles soient financières ou pas

Le recul des Bourses n'est pas pour rassurer le marché du crédit. Car la fuite vers la qualité, qui pousse les investisseurs vers les placements réputés plus sûrs que sont les obligations, concerne les emprunts d'Etat et non ceux des entreprises. Le taux servi par l'emprunt d'Etat français à dix ans a reculé au cours des derniers jours : vendredi 9 juin, il était de 3,951 %, contre 4,01 % le 1er juin.

Quelques émetteurs se sont tout de même lancés. Ce fut le cas de Generali, qui avait annoncé vouloir emprunter 3 milliards d'euros de dette hybride afin de racheter les actions de certaines de ses filiales aux actionnaires minoritaires.
L'assureur a proposé, mercredi, des titres subordonnés, comme il l'avait prévu. L'opération comprenait plusieurs tranches pour l'équivalent de 2,8 milliards d'euros. HSBC et JP Morgan étaient les banques chargées de l'émission.
Les deux tranches libellées en sterling représentaient 55 % de ce montant, un peu plus qu'annoncé, au détriment de la tranche libellée en euros pour tenir compte du moindre appétit pour ces titres. Cette dernière était cependant importante : 1,275 milliard. Les obligations sans échéance sont assorties d'une option de remboursement dans dix ans.
Il semble que la rareté de cette signature ait permis d'emporter l'adhésion des investisseurs malgré le contexte. Un autre assureur, le belge Fortis, est aussi venu lever 500 millions d'euros sous forme d'obligations représentant de la dette junior et non senior.
Ce qui a bien fonctionné, ce fut, comme fin mai, les obligations de courte durée et offrant une rémunération à taux variable. Elles permettent de placer des fonds sans se soucier de leur dévalorisation rapide si les taux d'intérêt viennent à progresser.
Les minorités arabes, noires ou asiatiques sont sous-représentées dans les écrans publicitaires et, quand elles le sont, elles incarnent alors des rôles clichés récurrents", constate Amirouche Laïdi, président du Club Averroès, collectif qui oeuvre pour la diversité dans les médias. Un constat partagé par l'ensemble des associations présentes, à l'occasion d'un débat organisé conjointement, jeudi 8 juin, par le bureau de vérification de la publicité (BVP) et France Télévisions, sur le thème de la diversité ethnique dans la publicité.

Après avoir scruté près de 100 000 publicités diffusées à la télévision, dans la presse et en affichage en 2005, le BVP arrive à la conclusion que 3,1 % de la production publicitaire met en scène des minorités visibles. Plus frappant encore, dans ce quota déjà faible, la représentation indifférenciée ne représente que 20 %. Dans les autres cas, la présence d'un Noir, d'un Arabe ou d'un Asiatique est liée à la mise en scène d'un stéréotype. "Dans le domaine du sport ou de la musique, on voit des Noirs, mais ce n'est plus le cas lorsqu'il faut incarner le banquier ou le scientifique", souligne Boston Goke, président de l'association Drim (Diversité républicaine initiatives en mouvement).

Dans le spot publicitaire présenté jeudi par Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances, pour promouvoir la diversité, deux jeunes noirs sont représentés en train de danser...
"Lorsque l'on regarde les publicités, on voit de la diversité mais très faiblement, ajoute Patrick Lozes, du Centre d'action de la promotion de la diversité en France. Nos concitoyens n'ont pas l'impression que 20 % des Français sont issus des minorités visibles. Dès que le sujet devient sérieux, c'est forcément un homme blanc de plus de 50 ans qui est représenté."
"Il y a un consensus sur le fait que la pub doit mieux rendre compte de la couleur de peau des Français", affirme pourtant Vincent Leclabart, patron de l'agence Australie. Pour Pierre Callegari, président de l'agence Callegari Berville Grey, les mentalités ne sont pas encore prêtes : "Si demain un yaourt nature est représenté par un Noir, cela donne un sens au message. Aujourd'hui c'est le Blanc qui fédère. Mais dès qu'il y a un groupe représenté dans une publicité, il peut y avoir mixité."
Les blocages seraient plutôt le fait des annonceurs. "Ils sont très crispés sur leurs ventes. Les campagnes publicitaires sont pré-testées, testées et post-testées. Ils sont frileux, nous devons leur prouver qu'il n'y a pas de risque", explique Nicole Bristol, de l'agence BETC. "Tant qu'un casting ethnique sera considéré comme un acte de courage, une prise de risque, la situation évoluera peu", conclut Frank Tapiro, de l'agence Hémisphère Droit.

Les représentants de ce club de huit pays industrialisés ont également exprimé dans un projet de déclaration finale, obtenu par l'AFP, leur inquiétude face à la hausse des cours du pétrole qui menace selon eux une croissance économique mondiale jugée encore "forte" et "mieux répartie".

Cette rencontre sert à préparer le sommet des chefs d'Etat du G8 prévu du 15 au 17 juillet dans l'ancienne capitale de l'empire russe, dont l'un des trois grands thèmes est la sécurité énergétique, les autres étant les maladies infectieuses et l'éducation. Les ministres des Finances du G8 ont consacré samedi à Saint-Pétersbourg une grande partie de leurs discussions à l'énergie et devaient appeler à une meilleure coopération internationale et une aide aux pays pauvres dans ce secteur.

Hors énergie, leur attention s'est concentrée sur "l'urgence" de rattraper le retard important pris par les négociations de l'OMC pour la libéralisation du commerce mondial et "les déséquilibres mondiaux", sous-entendu les déficits de la balance des transactions courantes et du budget américain, d'une part, et le manque de réformes structurelles au Japon et en Europe, d'autre part, selon le projet de communiqué.

Les fortes baisses récentes du dollar face à l'euro et au yen suivies d'une reprise en fin de semaine ont aussi préoccupé les responsables des finances. Le ministre japonais a appelé vendredi à la stabilité des taux de change au cours d'une discussion avec son homologue américain.

Dans le domaine énergétique, le G8 veut appeler "à une action soutenue de la part tant des pays producteurs que des consommateurs d'énergie pour faciliter les investissements (...) et améliorer l'efficacité énergétique", souligne le projet de déclaration finale.

La Charte de l'Energie

Les ministres ont également rédigé une annexe qui expose en six points la nécessité d'aider les pays les plus pauvres à se doter de réseaux de distribution voire de production d'énergie.

"L'accès insuffisant aux services énergétiques constitue un obstacle à la croissance économique et peut mettre en danger les objectifs du Millénaire pour le développement, notamment dans l'Afrique sub-saharienne", souligne le texte.

Ces objectifs fixés par l'Onu en 2000 visent à réduire la pauvreté dans le monde, en particulier faire baisser de moitié avant 2015 la proportion de ceux qui vivent avec moins d'un dollar par jour et de ceux qui souffrent de la faim.

L'organisation humanitaire britannique Oxfam a toutefois accusé vendredi les pays du G8 de ne pas avoir tenu leurs promesses d'aide accrue aux pays les plus pauvres formulées lors de leur sommet il y a un an à Gleneagles en Ecosse.

Le projet de texte final donne au passage un léger coup de griffe au pays hôte en faisant une brève référence à la Charte de l'Energie, un document signé mais jamais ratifié par Moscou car la Russie redoute que cela l'oblige à remettre en cause le monopole du géant gazier semi-public Gazprom sur la distribution de gaz vers l'étranger.

"Nous reconnaissons l'importance des principes de la Charte de l'énergie, de la diversification des marchés de l'énergie", souligne seulement le document.

La Charte, signée en 1994, vise à améliorer la coopération de l'Europe dans le secteur de l'énergie avec les pays d'Europe de l'Est et de l'ex-URSS. La Russie, numéro un mondial de la production de gaz et numéro deux pour le pétrole, fournit 26% du gaz consommé en Union européenne (une dépendance qui suscite des craintes en Europe) et développe de gigantesques projets pour alimenter l'Asie-Pacifique en hydrocarbures. La déclaration finale du G8 Finances devait être présentée samedi en début d'après-midi.


Les spams ne sont pas seulement envahissants dans notre société, ils sont devenus l'un des plus graves problèmes confrontant les utilisateurs d'ordinateurs" a déclaré dans un communiqué le ministre de la justice du Texas Greg Abbott dans un communiqué, en annonçant jeudi ce verdict.

Il a ajouté que ce procès avait non seulement permis de mettre fin à "l'une des pires officines de spams" mais qu'il était aussi "un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de se lancer dans l'envoi de spams pour faire de l'argent". Une cour fédérale au Texas a imposé une amende de 10 millions de dollars à un ancien étudiant, considéré comme l'un des rois du spam dans le monde, ces courriers internets non sollicités baptisés aussi pourriels.

Le principal accusé Ryan Pitylak 24 ans avait avec trois autres partenaires bombardé des internautes avec des millions de pourriels, en utilisant au moins 250 identités différentes. Ces pourriels appelaient les destinataires à donner des informations personnelles et leurs adresses étaient ensuite revendues à d'autres sociétés, malgré les garanties de confidentialité offertes.

Pitylak avait été décrit par une revue spécialisée comme le 4ème pire générateur de pourriels au monde. Dans une interview récente au quotidien San Antonio Express, il a affirmé qu'il s'était maintenant retiré de ce commerce et qu'il avait décidé de lancer une firme de sécurité internet pour lutter contre
les pourriels

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