« Du battant des lames au sommet des montagnes » est une expression française qui servit autrefois à définir l'extension géographique des concessions territoriales accordées par la Compagnie des Indes orientales aux colons de l'île de la Réunion alors que celle-ci s'appelait encore l'île Bourbon. Depuis, cette expression y est devenue une locution courante, voire une « formule figée ». Dans son sens le plus strict, elle agit comme un adverbe de manière et signifie que ce qui est énoncé par ailleurs ne vaut que sur une étroite bande de terre qui s'étend du littoral aux plus hauts reliefs sans jamais s'étaler horizontalement. En revanche, elle fait office d'adverbe de lieu synonyme de « partout » lorsqu'on la considère dans son sens le plus large.

L'étymologie

« Lame »

Doté d'au moins un homonyme, le mot « lame » désigne en l'occurrence un « mouvement plus ou moins considérable de la mer dû à l'action du vent » ou une « masse d'eau qui se soulève, s'amincit à la crête, écume et déferle ». Il renvoie donc à une « vague d'une certaine importance » comme celles que l'on peut effectivement apercevoir très régulièrement en bord de mer à la Réunion.

L'île souffre d'une position géographique qui lui fait connaître de fortes houles dont les origines sont multiples. L'une d'elles est le régime des alizés et concerne surtout la côte orientale, la côte sous le vent. Une autre explication est l'absence de terres émergées entre les mers australes et les falaises du Sud sauvage, ce qui fait que les Soixantièmes hurlants et les Cinquantièmes rugissants peuvent se prolonger jusqu'à ces dernières sans jamais rencontrer aucun obstacle. Une troisième raison est l'inscription du département d'outre-mer français sur la trajectoire des cyclones tropicaux qui naissent dans l'océan Indien.


« Battant des lames »

Le mot « battant » tel qu'il est ici employé n'est recouvert par aucune des définitions que lui donne le Trésor de la langue française informatisé. D'après Le français de la Réunion, un dictionnaire écrit par le professeur de littérature Michel Beniamino, ce terme forme en effet une locution nominale disposant d'un sens spécifique lorsqu'il est associé au mot « lames » dans le français de l'île de la Réunion. Ainsi, le « battant des lames » serait « la partie du rivage soumise à l'action des vagues ». Par conséquent, il s'agit de quelque chose proche de ce qu'on appelle l'estran en France métropolitaine.

Pour le reste, si Michel Beniamino estime que « bord de mer » reste le meilleur synonyme, d'autres intervenants considèrent que ce terme n'est pas équivalent. C'est le cas de l'auteur d'un mémoire qui a été remis à l'École supérieure des géomètres et topographes en juillet 2002 sous le titre Les spécificités du bornage à l'île de la Réunion et leurs origines. Il semble que Yannick Smil considère le bord de la mer comme moins exposé aux flots que le « battant des lames ».

« Au sommet des montagnes »

L'usage du mot «sommet» au singulier peut paraître surprenant. En effet,  «montagnes» est au pluriel, ce qui signifie qu'il y a nécessairement plusieurs points culminants à considérer au sein de l'ensemble évoqué. Or, c'est bien le cas à la Réunion : l'île compte deux massifs montagneux et donc au moins deux sommets qui les dominent l'un et l'autre, le Piton des Neiges et le Piton de la Fournaise. Dans ce contexte, il est étonnant de n'en considérer qu'un seul.

L'explication tient au contexte historique auquel renvoie l'expression complète, une période à laquelle aucun des deux pitons que l'on vient d'évoquer n'avait été approché de près ou de loin. La première ascension du volcan actif de l'île remonte au début du XIXe siècle et à l'expédition de Bory de Saint-Vincent. Celle du volcan éteint est encore plus tardive. L'expression renvoie quant à elle aux débuts de la colonisation de l'île par l'homme et le sommet le plus familier à l'époque était le Grand Bénare, qui domine le planèze de Saint-Paul.



Une situation d'oligopole se rencontre lorsque sur un marché il y a un nombre très faible d'offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). On parle aussi de situation de marché oligopolistique.

Il s'agit d'une situation de marché imparfait : dans le cadre de la concurrence pure et parfaite, les offreurs sont indépendants, alors que dans le cas d'un oligopole le profit de chaque producteur dépend de l'attitude des autres offreurs.

Lorsque les rendements sont constants ou croissants, les producteurs sont naturellement incités à grossir afin de réaliser des économies d'échelle, ce qui tend à la concentration, et l'équilibre d'un tel système est une situation de monopole où il ne reste plus qu'un producteur. Néanmoins, dans le but de protéger le consommateur des abus, les institutions politiques s'opposent à la constitution de monopoles. Ces marchés tendent alors désormais naturellement vers un équilibre oligopolistique.

Une fois cet équilibre atteint, les producteurs peuvent se livrer une concurrence féroce (cas d'Intel et AMD sur le marché des microprocesseurs), mais peuvent aussi s'entendre de manière plus ou moins formelle et constituer un cartel. De même qu'elles interdisent l'abus de position dominante, les institutions politiques s'opposent aux ententes abusives. Par exemple en France, il existe trois sociétés (offreurs) qui proposent des services de téléphonie mobile à des millions de demandeurs (clients). La concurrence devenant quasi-inexistante entre les opérateurs, l'État français est intervenu afin d'obliger les offreurs à réviser le coût des SMS (Short Message Service) qui étaient facturés six à huit fois leur prix de revient.

Le cas d'oligopole le plus simple est un duopole, où il y a deux producteurs.

Droit

Le terme cartel est un terme d'origine germanique ("Kartell") qui désigne une forme élaborée de coopération horizontale entre entreprises indépendantes en vue d'accroître leur pouvoir sur un marché.

Les pays anglo-saxons emploient également le terme alors que les droits français et communautaire de la concurrence le traduisent par "entente" dont la définition, plus large, vise tout accord de volonté explicite ou tacite ou toute pratique entre entreprises faisant perdre l'indépendance de leurs comportements respectifs sur le marché. On parle d'entente illicite lorsque l'accord empêche, restreint, ou fausse le jeu normal de la concurrence.

Certaines institutions internationales, dont la Commission européenne ou l'Organisation de coopération et de développement économiques(OCDE), utilisent parfois le terme cartel. Il est alors employé comme synonyme d'entente ou alors il renvoie à la définition historique ou économique où un cartel existerait au grand jour, alors que les ententes seraient cachées.

Économie

En économie, le cartel est un oligopole où les quelques vendeurs obtiennent le monopole d'un marché par entente. Cette entente est généralement mise en œuvre pour fixer les prix et les critères qui les régissent et est destinée à empêcher l'arrivée de nouveaux vendeurs. Les situations de cartel nuisent nécessairement aux consommateurs qui ne peuvent profiter des effets positifs d'une véritable concurrence entre les vendeurs d'un même marché, tels que par exemple une guerre sur les prix.

Les cartels sont illégaux dans la plupart des pays (ex: lois antitrust étatsuniennes) mais il en existe des célèbres :

L'OPEP est un cartel entre pays producteurs de pétrole.
De Beers est un cartel entre vendeurs de diamants.
En résumé (simple) : C'est une forme de concentration horizontale où de grandes entreprises juridiquement et financièrement indépendantes ayant des activités comparables sur un même marché, s'entendent en vue de contrôler ce marché, dans le but de rendre plus difficile l'entrée de nouveaux concurrents et de maximiser leurs profits.

Politique

En politique, un cartel est une liste de candidats commune à deux partis (ou plus) dans un système électoral proportionnel. voir cartel (électoral)


Tauromachie

Dans le monde de la tauromachie, le cartel (terme espagnol) désigne l'affiche d'une corrida. Le cartel comporte dans sa partie supérieure la représentation stylisée d'une scène tauromachique et, dans sa partie inférieure, le nom des matadors et de l'élevage (ganadería) d'où proviennent les taureaux.

Thor (Þórr en vieux norrois) ou Donar en vieil haut allemand est le dieu germanique du tonnerre.

Image:Thor with Mjolnir and belt.jpg


Mythologie

Dans la mythologie nordique, Thor est un fils d'Odin et de l'incarnation de la terre, Jord. Il est l'époux de Sif et le père de Modi (la fureur) et de Thrúd (la vigueur). Il est le père de Magni (la force) avec la géante Járnsaxa (équivalente de Sif selon Snorri Sturluson).

La maison de Thor s'appelle Thrudhvangr (Champ de vigueur). Il y réside dans une immense salle, nommée Bilskirnir (Éclat scintillant).

Thor est un très puissant guerrier d'une force colossale. Sa ceinture magique (Megingjord) augmente encore sa force : plus il la serre, plus il devient puissant. Il possède un marteau de guerre appelé Mjöllnir, fabriqué par deux nains nommés Eitri et Brokk sous les ordres de Loki. Ce marteau revient toujours dans sa main après avoir frappé. Pour manipuler son manche brûlant, il utilise des gants de fer spéciaux (Járngreip).

Il traverse le ciel à l'aide de son char tiré par deux boucs magiques nommés Tanngnjóst (Dents grinçantes) et Tanngrísnir (Dents étincelantes).

Il est le plus fort des hommes et des dieux. Il est ainsi le défenseur de Midgard et le gardien des dieux et des hommes contre les géants. En cela, il est un des dieux les plus vénérés. Thor est le dieu de l'orage, mais contrairement à Týr, le dieu de la justice, il est aussi le dieu du combat au corps à corps et des arts martiaux. Odin complète la trinité guerrière en tant que dieu de la guerre et de la victoire.

Dans le récit du Ragnarök, il affronte Jörmungand, le Serpent-Monde, fils de Loki. Le serpent meurt le premier. Thor, empoisonné, n'a que le temps de faire neuf pas avant de le rejoindre.

Image:Thor.jpg

Le pur-sang arabe est un cheval de race connu pour son endurance

Les origines du pur-sang arabe sont mal connues et sujettes à bien des débats et aucun consensus n'a pu se dégager. Une chose est tout de même admise par tous : cette race est très ancienne, orientale et forgée par la rude vie en zones désertiques ou semi-désertiques.

À partir du travail de sélection de la dynastie perse des Sassanides, les arabo-musulmanes créeront les chevaux arabes qui étonneront tant les premiers croisés par leur agilité.

Les premiers pur-sangs arabes arrivèrent en France au VIIIe siècle lors de la bataille de Poitiers. Quelques siècles plus tard, Napoléon Bonaparte oeuvra pour promouvoir la race en lui permettant de se reproduire en race pure. Jusqu'alors, il n'était utilisé qu'en croisement.

Au XVIIIe siècle, quelques étalons ont été importés et croisés avec des juments autochtones de Grande Bretagne. Les produits de ces croisements ont donné les pur-sangs anglais, chevaux les plus rapides du monde.

Trois étalons arabes sont particulièrement présents dans la race pur-sang anglais :

-Byerley Turk, importé de Turquie dans les années 1700.
-Darlei Arabian, né en 1705. Il rejoignit l’écurie de Mr Darley en Angleterre.
-Godolphin Arabian, né en 1724, fut offert à Louis XV par le Bey de Tunis.

Père de toutes les races, le sang vif de ces glorieux ancêtres coule dans les veines de presque toutes les races de chevaux légers modernes. Le pur-sang arabe a été utilisé à travers les âges pour affiner et améliorer de nombreuses races.

Le désert

Ses caractéristiques ainsi que son homogénéité étaient déjà bien établies vers la fin du 1er millénaire, sous la dynastie Abasside des Califes de Bagdad. Le désert a forgé le cheval arabe. Presque mille ans de vie nomade en milieu hostile l'ont rendu endurant et sobre. Puis la vie aux côtés des bédouins l'a amené à parcourir de longues distances en peu de temps. Il y a gagné la vitesse et la robustesse.

Dans le désert les dunes peuvent se succéder à perte de vue, sous une chaleur torride suivie de la nuit glaciale. Mais le désert est aussi constitués de plateaux caillouteux et de montagnes aux sommets enneigés. Ce milieu est aussi hostile que varié et le manque d’eau reste la plus grande préoccupation. Aussi, les chevaux qui y vivent doivent se contenter de peu, quelques touffes d’herbes ça et là, quelques dattes, les maigres pâturages trouvés au gré des chemins. Lorsqu'ils vivent avec les hommes, cette nourriture peut être complétée avec du lait de chamelle.

Devenu domestique, le pur-sang arabe est souvent élevé par les femmes et les enfants lorsqu’il est poulain. A l’âge adulte, il vivra près de la tente, restant souvent sellé et entravé. Cette promiscuité le rend très proche de l’homme du désert.

Contrairement à une opinion répandue, les guerriers du désert montaient souvent des juments, plus calmes et moins fougueuses que les entiers, trop prompts à donner l’alerte en hennissant.Dans le désert les nomades donnaient parfois de la viande sèchée aux pur-sang arabes cela les aidait à garder de la force.


Caractéristiques

Ces chevaux sont rapides, maniables, courageux et résistants. Le pur-sang arabe a une peau très fine et se montre à l’occasion un peu chatouilleux ; pour le pansage, une étrille en caoutchouc est préférable au métal et le bouchon doit être passé en douceur sur les points sensibles : hanches, ventre, face interne des cuisses et tête.

Taille — 1,45 à 1,55 m en moyenne.

Robe — Toutes les robes sont admises.

Morphologie — Il se distingue par un poil soyeux et la finesse de ses attaches, une encolure arquée, une tête particuliérement expressive. Sa poitrine est profonde et ouverte, son dos plutôt court et large, sa croupe est haute et généralement horizontale. L’attache de la queue, haute avec un port relevé sont caractéristiques de la race. Ses membres sont fins et solides, avec des jarrets longs et droits. La tête du pur-sang arabe est sèche : l’ossature est nettement marquée, les veines se devinent sous la peau. Le front large est surmonté de deux oreilles bien écartées et joliment dessinées. Son chanfrein court, souvent concave, s'achève par un nez fin aux naseaux très ouverts.


Spécialités

Dans le monde des sports équestres, sa discipline de prédilection est l'endurance où il monopolise toutes les meilleures places mondiales.

Il est également très recherché pour ces aptitudes en équitation de loisir et de Trec.

Il n'est pas rare de voir un cheval arabe dans des épreuves de saut d’obstacles.

Enfin, il excelle dans les courses hippiques de galop.


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