General Motors (ou General Motors Corporation ou GM) est une entreprise multinationale de construction automobile, basée aux États-Unis à Détroit (Michigan). Elle commercialisait des véhicules sous de nombreuses marques : Buick, Cadillac, Chevrolet, Daewoo, GMC, Holden, Hummer, Opel, Pontiac, Saturn et Saab. Mais dans le cadre de la restructuration du groupe entamé officiellement le 1er juin 2009, seules cinq marques ont suivi : Buick, Cadillac, Chevrolet, Opel et GMC. Les autres marques seront vendues ou supprimées.

La société a été fondée en 1908 par William Crapo Durant, mais c'est son successeur Alfred P. Sloan qui en a fait le plus grand fabricant automobile au monde à partir de la fin des années 1920.

Anciennement, GM commercialisait aussi les marques Geo, Passport, Asuna et Oldsmobile. Dans un contexte difficile pour le secteur automobile américain et l'économie en général, le groupe est actuellement au bord de la faillite. Depuis l'arrivée, en 2000, de Rick Wagoner à la tête de GM, le premier constructeur américain d'automobiles a perdu 86 milliards de dollars, tandis que le titre a perdu plus de 90 % de sa valeur. Wagoner a démissionné fin mars 2009 à la demande de l'administration Obama, dans le cadre des négociations avec le groupe concernant les modalités de sa sortie de crise. Le groupe a reçu 50 milliards de dollars d'aide de l'administration fédérale, sous formes de prêts ou d'augmentation de capitaux propres (equity) .

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Logo de General Motors

Origines

Petit-fils du gouverneur du Michigan Henry H. Crapo, William Durant a d’abord créé en 1890 une société de fabrication de chariots hippomobiles à Flint, Michigan, expérience qui amène en 1904 le concurrent Buick à en faire son directeur général. En trois ans, Durant fait passer la production annuelle de Buick de 37 voitures en 1904 à 8 000.

Le 16 septembre 1908, il crée GM, alors que le rival Ford vend des voitures à moteur depuis déjà cinq ans et lance 11 jours après sa Ford T. Très vite, GM émet des actions cotées en bourse, fusionne avec Buick puis rachète en 1908 la marque Oldsmobile, créée en 1897 et qui avait ouvert en 1899 la première usine automobile et lancé en 1901 le modèle Curved Dash, la première voiture américaine fabriquée en série. GM rachète en 1909 Oakland (aujourd’hui rebaptisé Pontiac) et Cadillac, ainsi que des fournisseurs de composants et des fabricants de camions. Il tente de racheter Ford pour 9,5 millions de dollars en 1909 puis abandonne. Les banquiers lui prêtent 15 millions de dollars, en échange, ils peuvent nommer le PDG du groupe.

En 1910, les ventes de voitures chutent et quelque 18 constructeurs cessent leurs activités. Inquiètes de voir Durant promettre de vendre un jour 300 000 voitures, les banques l’évincent de la direction de GM en nommant comme vice-président Walter Chrysler. Durant recrée un « nouveau GM », en copiant dès 1910 la Ford T du rival Henry Ford, avec la Little Car, puis fusionne avec la société créée par le pilote Louis Chevrolet, qui donne son nom au nouveau groupe.

Pas d’accord sur le design des voitures, Durant rachète ses parts à Chevrolet et l’évince de la direction en 1915, l’année où GM entre dans l'indice Dow Jones. Entre 1915 et 1917, la production de Chevrolet passe de 10 000 unités à plus de 100 000. Le modèle vedette du groupe est la Chevrolet 490, baptisée ainsi car elle est vendue 490 $, quand le modèle T de Ford coûte 850 USD. En 1916, l'action de GM dépasse 1 000 dollars sur le NYSE, phénomène très rare à l'époque.

Parallèlement, les ventes de la Ford T mettent trois ans à décoller, atteignant 69 762 unités en 1911 et 202 667 unités en 1913, puis 308 162 unités en 1914 et 501 462 unités en 1915 (en 1903, les 125 salariés de Ford avaient fabriqué 1 600 voitures). La baisse du prix (850 $ en 1909 et 550 $ en 1915) a été déterminante, avec la première ligne de montage en 1913. De 1908 à 1910, la part de marché de Ford avait chuté de 20 % à 14 %. En 1919, les frères Dodge, fournisseurs de moteurs et parmi les 12 premiers associés, ont obtenu en justice le paiement de 19 millions de dollars américains en dividendes. La Ford T prend 60 % du marché du neuf en 1921 et la dix-millionième sort en 1924, soit une moyenne d’un million par an sur dix ans. En 1929, il reste encore 44 constructeurs.

Via une bataille de mandats, Bill Durant reprend en 1916 le contrôle de GM, en apportant en échange ses actions Chevrolet, pour organiser une fusion. En 1918, il introduit la marque Frigidaire qui fabrique à l'origine des réfrigérateurs et plus tard, une gamme complète d'électroménagers et des climatiseurs pour voitures. Il est évincé en 1920 par son allié, Eleuthère Irénée du Pont de Nemours, président du groupe chimique éponyme. La famille Dupont, liée à Smith, candidat démocrate malheureux à la présidence en 1924, a contrôlé jusqu’à 40 % du capital de GM pendant la crise. En 1919, GM crée General Motors Acceptance Corporation, société destinée à faciliter le financement des concessionnaires vendant ses produits.

En 1923, une dispute politique permet à l’industriel du roulement à billes, Alfred P. Sloan, supporteur du futur président républicain Herbert Hoover (élu en 1924) d’évincer Du Pont de la présidence de GM, qu’il dirigera jusqu’en 1956. Sloan planifie l’obsolescence et les politiques de prix, encourageant le consommateur américain à rester fidèle à la « famille » Chevrolet, Pontiac, Oldsmobile, Buick et Cadillac à mesure que ses goûts changent. Il obtient le remplacement des tramways par des autobus auprès des pouvoirs publics, puis en 1956 le lancement du programme autoroutier d'Eisenhower.

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Le Renaissance Center, quartier général de General Motors à Détroit

Un groupe en difficulté

En 1996, GM lance la EV1, ce qui marquera le début du scandale de plus de 6 ans au sujet de la disparition soudaine de ce modèle entièrement électrique.

En mai 2005, la décision de l'agence de notation Standard & Poor's de rétrograder les titres GM au niveau des junk bonds a montré la grande fragilité d'un groupe qui se bat pour sa survie. Durement concurrencé par les Japonais sur son marché national, le groupe souffre de surcapacités, d'une faible réactivité commerciale et de coûts fixes élevés (couverture santé de ses nombreux retraités). Malgré ses 193 milliards de dollars de chiffre d'affaires, 324 000 salariés, ou encore ses 8 millions de véhicules vendus dans le monde en 2004, le groupe a affiché 3,3 milliards USD de pertes sur les trois premiers trimestres 2005 et dispose d'une capitalisation boursière de seulement 17,2 milliards, les dettes du groupe atteignant 292 milliards . Sa part de marché aux États-Unis, qui a pu atteindre 50 %, se rapproche d'un plancher de 25 %.

Le 17 octobre 2005, pour éviter de devoir se mettre sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, GM a annoncé des mesures de restructuration radicales :
la vente de la majorité du capital de sa filiale financière GMAC, qui était sa principale source de profit et avait une valeur boursière double de celle de GM, mais qui était handicapée dans ses levées de fonds par la notation du groupe.
la réduction d'emplois avec 25 000 départs sur la période 2005-2008
l'accord avec le syndicat United Auto Workers (UAW) pour réduire les frais médicaux de ses 750 000 salariés et retraités

Le groupe a annoncé peu après une réorganisation de certaines participations, notamment la vente de sa participation Subaru (groupe Fuji Heavy) à Toyota.

En 2006, une alliance avec Renault-Nissan a été discutée puis abandonnée.

La perte nette de GM s'élevait à 2 milliards USD. L'entreprise a investi 7 milliards USD dans la recherche et a réalisé au dernier trimestre de 2006 un bénéfice de 950 millions USD. GM reste le premier constructeur d'automobiles au monde avec 9,1 millions de véhicules vendus en 200613.

En septembre 2007, à l'appel du syndicat United Auto Workers, 73 000 employés de GM, répartis sur les 80 sites du groupe aux États-Unis, se mettent en grève au sujet du renouvellement du contrat salarial14. Un accord de principe est trouvé entre la direction et le syndicat UAW après deux jours de grève. Il prévoit la création d'une structure de gestion de la protection sociale des retraités, baptisée Voluntary Employees Beneficiary Association (VEBA) et administrée par les syndicats. La contribution financière de General Motors s'élèverait à 70 %. Le syndicat aurait la charge des 30 % restants. General Motors prévoit commercialiser d'ici 2010 un véhicule totalement électrique, la Chevrolet Volt15. Le 3 juin 2008, le PDG de l'entreprise Rick Wagoner a indiqué une reconversion de la production vers des modèles qui consommeront moins de carburant.

En 2008, General Motors n'a pas été épargné par les difficultés du marché automobile américain au premier semestre 2008. Le 2 juillet, alors que le cours de l'action du groupe tombait à son plus bas niveau depuis plus de 50 ans, la banque d'investissement Merrill Lynch a évoqué la possibilité de la mise en cessation de paiement du constructeur automobile. Le 9 octobre, l'action General Motors chute de plus de 31 % à Wall Street pour tomber à son plus bas niveau depuis 1950. La direction déclare qu'elle n'envisage pas de déposer son bilan. Le 12 décembre, le plan de sauvetage à destination des Big Three, fixé par les représentants du Congrès à 14 milliards de USD, est rejeté par le Sénat, pourtant à majorité démocrate. Les dirigeants de General Motors (au même titre que ceux de Chrysler) avaient estimé avant ce vote que sans ce plan, un dépôt de bilan était envisageable16. Le 19 décembre, le président George W. Bush accorde 4 milliards USD à General Motors et à Chrysler. Le secours financier vient avec plusieurs obligations, dont celle de démontrer des efforts vers la viabilité financière avant le 17 février 2009 : GM a décidé de se départir de Saab Automobile AB, sinon il pourrait se voir obligé de rembourser à la fin de mars 2009 une partie des fonds reçus10.

En février 2009, le groupe annonce qu'il pourrait vendre ou fermer quatre usines en Europe dans le cadre de sa restructuration. GM étudierait la possibilité de fermer des sites Opel d'Anvers (Belgique) et de celui de Bochum (Allemagne).

L'usine d'Eisenach (Allemagne) pourrait être vendue et celle de Trollhaettan, en Suède, qui fabrique des Saab, oscillerait entre vente et fermeture. Quant à Opel, détenue par l'américain également, une réunion des syndicats du groupe presse GM de la vendre, estimant que son plan de réorganisation de ses unités européennes conduirait à leur fermeture. En décembre 2008, le Congrès américain avait accepté que soient versés 9,4 milliards USD à General Motors à la condition qu'il établisse un plan de sauvetage d'ici au 31 mars 2009. Toutefois GM ayant déjà annoncé la suppression de 10 000 postes administratifs et l'ouverture d'un guichet départ pour 62 000 salariés, il pourrait devoir rembourser les sommes déjà perçues et renoncer à toucher 7 milliards USD supplémentaires.

Dans ce cas, le dépôt de bilan, voire la faillite, pourrait intervenir. Avec comme conséquence la possible disparition de trois millions d'emplois directs et indirects qui viendraient s'ajouter aux millions déjà disparus aux États-Unis du fait de la crise économique et financière.

Pour l'année financière, GM a subi une perte d'environ 31 milliards USD. En 2007, c'était 43 milliards USD de pertes qu'elle subissait.

Le 21 avril 2009, le gouvernement des États-Unis a décidé de prêter un montant additionnel de 5 milliards USD à GM pendant qu'il élabore « un plan de restructuration viable ».

Le 27 avril 2009, pour répondre aux exigences des gouvernements des États-Unis et du Canada, la direction de GM a annoncé une imposante restructuration de la société. Aux États-Unis, GM prévoit réduire le nombre de ses employés de 61 000 en 2008 à 40 000 en 2010, visant 38 000 employés pour 2011. Elle prévoit réduire son nombre de concessionnaires aux États-Unis de 42 % en deux ans, visant 3 605 concessionnaires à terme (en avril 2009, elle détient 20 % du marché américain, alors que Toyota détient 17 % du marché avec 1 300 concessionnaires). GM vendra les sociétés Saturn, Hummer, Opel et Saab. Elle prévoit aussi mettre fin à sa marque Pontiac en 2010. La filiale canadienne, GM Canada, prévoit réduire le nombre de travailleurs à taux horaire de 57 % en cinq ans, soit de 10 300 en 2008 à 4 400 en 2014. Le nombre de concessionnaires au Canada devrait passer de 705 en 2009 à 425 au maximum à la fin de 2010.

28 mai 2009, selon une source proche du dossier GM de l'Associated Press à Detroit, le géant de l'automobile General Motors en voie de se placer sous la loi sur les faillites annonce la fermeture de 14 usines. Cela représente environ 21 000 emplois, la direction du constructeur automobile devrait annoncer les détails le lundi 1er juin 2009. Une porte-parole de GM, Sherri Childers Arb, n'a pas voulu commenter l'information.

Le 1er juin 2009, General Motors est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine des faillites. La société avait accumulé environ 172 milliards USD de dettes et possédait des actifs d'environ 82 milliards USD. Elle sera détenue à 60% par le gouvernement fédéral des États-Unis, à 17% par le Fonds d'assurance-santé du United Auto Workers, à 12% par les gouvernements du Canada et de la province de l'Ontario et à 10 % par les détenteurs d'obligations, les autres actionnaires ne détenant pas plus de 1% depuis l'effondrement du cours. Le plan de restructuration devra d'abord être accepté par le tribunal. Le même jour, GM a vendu sa filiale Hummer, plus précisément la division qui fabrique les véhicules destinés au marché civil, à une société chinoise, Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery Company Ltd.

Le 6 juillet 2009, le tribunal supervisant la faillite de GM a officiellement approuvée son programme de cession d'actifs sains au « nouveau GM ». Le 10 juillet 2009, GM a annoncé être officiellement sorti de la faillite. Selon ses plans, elle devrait avoir, à la fin de 2010, réduit le nombre de sites de fabrication à 34 (au lieu de 47 en juillet 2009). Aux États-Unis, les effectifs seront d'environ 64 000 à fin de 2009. Mondialement, en juillet 2009, GM affirme employer 235 000 personnes. En 2010, elle devrait employer environ 200 000 personnes.

Après quelques mois d'incertitudes et de remous politiques, General Motors a cédé, le 11 septembre 2009, sa filiale Opel à Magna International et à un groupe d'investisseurs russes.

Le 4 novembre 2009, GM décide de garder sa filiale Opel, cet épisode met fin à des mois de tractation avec Magna International.




Persépolis (grec ancien Περσέπολις [Persépolis], « la cité perse »), Parsa en vieux-persan, (persan تخت جمشید [Takht-e Jamshid], « le Trône de Jamshid »), était une capitale de l’empire perse achéménide. Le site se trouve dans la plaine de Marvdasht, au pied de la montagne Kuh-e Rahmat, à environ 70 km au nord-est de la ville de Shiraz, province de Fars, Iran.

Sa construction commence en -521 sur ordre de Darius Ier. Elle fait partie d’un vaste programme de construction monumentale visant à souligner l’unité et la diversité de l’empire perse achéménide, et à asseoir la légitimité du pouvoir royal. Elle fait appel à des ouvriers et artisans venus de toutes les satrapies de l’empire. L’architecture résulte d’une combinaison originale des styles issus de ces provinces créant ainsi le style architectural perse ébauché à Pasargades, également retrouvé à Suse et Ecbatane. Cette combinaison des savoir-faire marque également les autres arts perses, comme la sculpture ou l’orfèvrerie. La construction de Persépolis se poursuit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l'empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en -331.

Le site est plusieurs fois visité au cours des siècles par des voyageurs occidentaux, mais ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’il est authentifié comme étant les ruines de la capitale achéménide. De nombreuses explorations archéologiques permettent par la suite d’en mieux appréhender les structures, mais aussi l’aspect et les fonctions passés.

Persépolis comprend un vaste complexe palatin érigé sur une terrasse monumentale qui supporte de multiples bâtiments hypostyles. Ces palais ont des fonctions protocolaires, rituelles, emblématiques, ou administratives précises : audience, appartements royaux, administration du trésor, accueil. À proximité de la Terrasse se trouvaient d’autres éléments : habitations de la ville basse, tombes royales, autels, jardins. De nombreux bas-reliefs sculptés sur les escaliers et portes des palais représentent la diversité des peuples composant l’empire. D’autres consacrent l’image d’un pouvoir royal protecteur, souverain, légitime, et absolu, ou désignent Xerxès Ier comme successeur légitime de Darius le Grand. Les multiples inscriptions royales persépolitaines cunéiformes rédigées en vieux-persan, babylonien, ou élamite, gravées à divers endroits du site, procèdent des mêmes buts, et précisent également pour certains bâtiments le roi ayant ordonné leur érection.

L’idée que Persépolis n’avait qu’une occupation annuelle et rituelle dédiée à la réception par le roi des tributs offerts par les nations assujetties de l’empire à l’occasion des cérémonies du nouvel an perse a longtemps prévalu. Il est maintenant certain que la cité était occupée en permanence et tenait un rôle administratif et politique central pour le gouvernement de l’empire. De nombreuses archives écrites sur des tablettes d’argiles découvertes dans les bâtiments du trésor et les fortifications ont permis d’établir ces rôles, et livrent des renseignements précieux sur l’administration impériale achéménide et la construction du complexe. Persépolis est classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1979.

 

 

 

Historique

 

Après avoir continué l'œuvre de Cyrus II à Pasargades et parallèlement aux importants travaux de construction entrepris à Suse, Darius Ier décide d'établir une nouvelle capitale ; cette décision est généralement interprétée comme une volonté de se distinguer de la branche aînée des Achéménides, à laquelle Pasargades est fortement liée. Il choisit pour cela une ville identifiée depuis comme étant Uvādaicaya (Matteziš en babylonien). Cette ville doit déjà avoir une certaine importance politique puisque c'est là que Darius fit exécuter Vahyazdāta, son principal opposant perse, en 521 av. J.-C.. Par ailleurs, la présence de palais et de portes monumentales remontant à Cyrus et Cambyse II est attestée, ainsi qu'un tombeau inachevé probablement destiné à Cambyse. Des tablettes babyloniennes montrent qu'il s'agit alors d'un centre urbain développé, actif et peuplé, ayant des relations commerciales avec la Babylonie, capable d'assurer les moyens logistiques et alimentaires pour un chantier de cette ampleur. Pierre Briant, historien de la Perse achéménide, note en effet que la mise en œuvre chronologiquement proche de chantiers importants à Suse et Persépolis suppose la mobilisation de moyens considérables. De fait, ces constructions entrent dans le cadre d'un plan global de réaménagement des résidences royales visant à montrer à tous que « l'avènement du nouveau roi marque une refondation de l'empire ».

Darius choisit pour site de construction le bas de la formation rocheuse du Kuh-e Rahmat qui devient ainsi le symbole de la dynastie achéménide. Il y fait ériger la Terrasse, des palais (Apadana, Tachara), les salles du Trésor, ainsi que les murailles Est. Il est difficile de dater avec précision la construction de chaque monument. La seule indication irréfutable est fournie par des tablettes retrouvées sur le site qui attestent d’une activité au moins dès 509 av. J.-C., lors de la construction des fortifications. On peut en revanche attribuer la plupart des constructions aux périodes correspondant aux règnes des différents souverains. Les constructions de Darius sont ensuite terminées et complétées par ses successeurs : son fils Xerxès Ier ajoute au complexe la Porte de toutes les nations, le Hadish, ou encore le Tripylon. Sous Artaxerxès Ier en -460, on dénombre 1149 artisans présents sur les chantiers. Le site reste en construction au moins jusqu’en -424, et peut-être même jusqu’à la chute de l’empire achéménide : une porte reste en effet inachevée, ainsi qu'un palais attribué à Artaxerxès III.

Au contraire d'autres constructions monumentales antiques grecques ou romaines, la construction de Persépolis ne doit rien à l’esclavage. Elle est entièrement assurée par des ouvriers venant de tous les pays de l’Empire : Babylonie, Carie, Ionie, ou Égypte.

 

 

Destruction

 

pas de solides défenses. En outre, la position au pied du Kuh-e Ramat représente un point faible à cause du faible dénivellement à l’Est, entre la Terrasse et le sol. Ce côté était protégé par un rempart et des tours.

Les connaissances de la prise et de la destruction de Persépolis, attribuées à Alexandre le Grand, proviennent essentiellement des écrits d’historiens antiques, au premier rang desquels Plutarque, Diodore de Sicile, et Quinte-Curce. Certains éléments archéologiques corroborent leur dires, mais leur version de la destruction de la cité est contestée : Duruy la met en doute puisqu’ « on voit peu de temps après la mort du conquérant, le satrape Peucestès y sacrifier aux mânes de Philippe et d’Alexandre ».

D’après Plutarque, Diodore de Sicile et Quinte-Curce, Tiridate, gardien du trésor, fait porter à Alexandre, dont l’armée approchait, une lettre de reddition l’enjoignant à se rendre à Persépolis en vainqueur. Les richesses lui seraient ainsi rapidement acquises. Les écrits ne mentionnent cependant pas la réponse d’Alexandre. Diodore et Quinte-Curce racontent également la rencontre en route pour Persépolis, de 4 000 prisonniers grecs mutilés ou ayant subi de mauvais traitements de la part des Perses. La chute de Persépolis est suivie du massacre de ses habitants et du sac de ses richesses.

Après avoir pris la cité en 331 av. J.-C., Alexandre y laisse une partie de son armée et poursuit sa route, ne revenant à Persépolis que quelque temps après. À l’issue d’une journée de beuverie en l’honneur de la victoire, Persépolis est incendiée sur ordre du conquérant en mai 330 av. J.-C.. Les raisons ayant motivé cette destruction sont controversées. Plutarque et Diodore relatent qu’un Alexandre ivre de vin aurait jeté la première torche sur le palais de Xerxès à l'instigation de Thaïs, maîtresse de Ptolémée, qui jette la seconde. Thaïs aurait exhorté Alexandre et ses compagnons d’armes à venger ainsi le sac passé d’Athènes par Xerxès Ier. Cette hypothèse pourrait se trouver accréditée par l’intensité des destructions du Tripylon et du Hadish, qui montre que ces bâtiments construits par Xerxès ont plus souffert de l’incendie que d’autres. Certains avancent que la rencontre des prisonniers mutilés, provoquant colère et tristesse du souverain, aurait constitué un motif supplémentaire de représailles.

En réalité, il est maintenant admis par les historiens que la raison de la destruction de Persépolis est plus vraisemblablement d’ordre politique. La décision d’Alexandre semble effectivement réfléchie. Alors que le vainqueur prend soin d’épargner les villes prises et notamment Babylone, ne ménageant aucun geste pour se concilier la population perse, il accomplit à Persépolis un geste d’une haute portée symbolique dictée par le contexte perse : le cœur idéologique du pouvoir achéménide se situant toujours en les capitales perses. La population, ayant fait acte de soumission forcée ou volontaire, reste attachée au souverain légitime et est en mauvais termes avec les conquérants. La décision est donc prise d’incendier le sanctuaire dynastique perse afin de signifier à la population le changement de pouvoir. Duruy dit ainsi qu’« Alexandre voulut annoncer à tout l’Orient, par cette destruction du sanctuaire national, la fin de la domination persique ».

Les écrits anciens mentionnent les regrets exprimés plus tard par un Alexandre honteux de son geste. Pour Briant, ces regrets impliquent en fait qu'Alexandre, reconnaissant son échec politique, en tirait les conclusions par ce geste.

La destruction de Persépolis marque la fin du symbole de la puissance achéménide. Le premier empire perse disparaît complètement avec la mort de Darius III, dernier empereur de sa dynastie. L’hellénisation commence avec les Séleucides.

Persépolis a continue à être utilisée par les dynasties perses suivantes. Au pied de la Terrasse se trouve un temple, peut-être construit par les Achéménides, et réutilisé par les Séleucides, puis par les Fratadaras (gardiens du feu).

La ville basse est progressivement abandonnée au profit de sa voisine Istakhr, à l'époque parthe. Des graffitis, attribuables aux derniers rois de Perse sous les Parthes ou au début de l'ère sassanide, montrent que le site est cependant resté lié à la monarchie perse, au moins symboliquement. En effet, une inscription en Pehlevi relate qu'un fils de Hormizd Ier ou Hormizd II y donne un banquet et y fait procéder à un service cultuel. Persépolis a donc pu continuer à servir de lieu de culte plusieurs siècles après l'incendie de 330 av. J.-C. Persépolis sert également de référence architecturale pour certains éléments des constructions sassanides telles le palais de Firouzabad. 

 

 

 

 

L’économie, en tant que discipline, est une branche des sciences sociales qui étudie l'allocation des ressources rares à des fins alternatives. Autrement dit, selon Raymond Barre, économiste, « la science économique est la science de l'administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l'aménagement de ces ressources ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités » (Economie politique, PUF, 1959)

En réalité, il n'existe pas une seule définition de l'économie, mais plusieurs définitions. Chaque définition renvoyant à des réalités sous-jacentes différentes. Karl Polanyi distinguait par exemple deux sens du terme économique : le sens substantif (l'économie est une science empirique qui étudie des procès institutionnalisés) et le sens formel (l'économie est une science déductive qui étudie l'action rationnelle) ; ce dernier sens se rapproche beaucoup de la conception qu'en avait Ludwig von Mises.

Origine de la notion

Économique est un mot grec qui apparaît comme titre de deux traités, l'un de Xénophon, l'autre d'Aristote, dont l'objet est la connaissance et la formulation des lois (« nomos ») permettant d'optimiser l'utilisation des biens d'une maison (« oikos »), considérée comme unité collective de production d'une famille élargie ou d'un clan. La richesse est considérée du point de vue de l'abondance des biens produits et de leur utilité, non de l'accumulation de monnaie par l'usure ou le négoce dont les procédés font l'objet d'une autre discipline qu'Aristote appelle chrématistique (de khréma (la richesse) et -atos (degré superlatif)) et qu'il considère comme des activités stériles, voire déshonorantes dans l'Éthique à Nicomaque). L'Économique est explicitement distingué de la Politique, laquelle fait l'objet d'un autre traité d'Aristote et vise à établir l'harmonie et la justice entre les différentes classes de personnes et de familles qui constituent la cité.

Le terme économie ne s'oppose pas à luxe mais à gaspillage: il désigne le surcroît de richesse provenant de l'optimisation de l'utilisation des ressources humaines et naturelles employées dans la production, la répartition et le renouvellement des biens nécessaires à l'existence d'une société ou d'une personne. Par extension, économie désigne actuellement tout le processus de production et de répartition de biens et de services d'une région ou d'un pays; on appelle économie mondiale le système des échanges marchands et financiers internationaux.

L'économie est-elle une science ?

La question du statut scientifique de l'économie est problématique et conduit certains auteurs à remettre en cause la scientificité de l'économie.

La présentation de l'économie orthodoxe montre que les recommandations dépendent toutefois amplement des hypothèses utilisées pour construire le modèle. Et très souvent, il s'agit d'hypothèses fortes : transitivité, continuité des préférences individuelles, convexité des fonctions d'utilité, maximisation des fonctions de production, marché pur et parfait, etc. Ces hypothèses sont jugées par beaucoup d'économistes hétérodoxes, et par des scientifiques de diverses tendances comme par exemple Benoît Mandelbrot, comme « irréalistes ». Il est vrai qu'elles n'ont jamais donné lieu à des confirmations empiriques très robustes, si bien que comme le faisait remarquer Karl Popper : « Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique ».

En fait, même si comme Léon Walras, de nombreux économistes ont eu l'ambition de trouver une définition commune à tous les modèles économiques, et de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir l'ensemble des comportements des acteurs économiques, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel : la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire.

Ainsi d'après Claude Mouchot : « l'économie ne sera jamais « science normale » au sens de T.S. Kuhn ; l’unification des théories économiques ne se réalisera jamais, au moins dans une société démocratique ; il faut abandonner la référence à la physique et déterminer à nouveaux frais le statut épistémologique de notre discipline ».

Cherchant à rendre compte du mouvement des sciences au XXe siècle, l'historien Eric Hobsbawm avance : « Bien qu'elle soit soumise à des impératifs de cohérence et de logique, la science économique a été une forme de théologie florissante – sans doute dans le monde occidental, la branche la plus influente de la théologie séculière – parce qu'elle peut être formulée, et l'est habituellement, de manière à échapper à toute espèce de contrôle [...] On n'a aucune peine à montrer ce que les écoles de pensée et les caprices de la mode en économie doivent à l'air du temps et au débat idéologique ».

Jacques Sapir fait, lui, remarquer que ce n’est qu’en … s’acceptant comme des chercheurs en sciences sociales que les économistes peuvent mettre fin à la crise de leur discipline.


Le prix Nobel est une récompense de portée internationale. Remis pour la première fois en 1901, les prix sont décernés chaque année à des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l'humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l'œuvre littéraire la plus impressionnante, ou par leur travail en faveur de la paix, suivant ainsi les derniers vœux d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite.

 

 


Au XXIe siècle, les prix sont décernés au courant du mois d'octobre de chaque année. La cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel.

 

 

Le testament d'Alfred Nobel

 

À sa mort, le suédois Alfred Nobel laisse un héritage de 32 millions de couronnes. Son testament, rédigé en 1895, ne prévoit aucun legs à ses héritiers directs, mais Alfred Nobel demande que soit créée une institution qui se chargera de récompenser chaque année des personnes qui ont rendu de grands services à l'humanité, permettant une amélioration ou un progrès considérable dans le domaine des savoirs et de la culture dans cinq disciplines différentes : paix ou diplomatie, littérature, chimie, physiologie ou médecine et physique.

Le testament précise en outre que la nationalité des savants primés ne doit jouer aucun rôle dans l'attribution du prix. La Fondation Nobel voit le jour en juin 1900. C'est elle qui gère l'exécution des dernières volontés du testateur, contrôle le respect des règles dans la désignation des lauréats et vérifie le bon déroulement de leur élection. Elle est également en charge, par la voie d'un comité propre à chaque branche et selon les propositions de personnalités éminentes dans les cinq domaines, d'établir des listes préalables de nominations communiquées aux différentes instances qui attribuent le prix.

La récompense et son organisation sont financées par les revenus provenant du legs d'Alfred Nobel, décédé sans enfants, ce patrimoine étant placé en actions « de père de famille ».

La première cérémonie pour attribuer le prix Nobel eut lieu dans l'ancienne académie royale de musique de Stockholm, le 10 décembre 1901. À partir de 1902, les prix furent remis des mains du roi de Suède le 10 décembre de chaque année hormis le prix Nobel de la Paix qui est remis par le roi de Norvège car, jusqu'en 1905, la Suède et la Norvège relevaient de la même Couronne ; c'est à compter de la séparation de ces deux nations en 1905 que cette répartition des prix Nobel entre les deux pays fut arrêtée.

Les lauréats de chaque prix Nobel se partagent un montant de 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement, mais qui leur permet surtout de continuer leurs recherches ou travaux sans subir de pressions financières.

Le prix ne peut pas être remis de manière posthume : il est obligatoirement attribué à des personnalités de leur vivant.

Les prix

 

Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans les domaines suivants :
Physique, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
Chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
Physiologie ou Médecine, décerné par l'institut Karolinska.
Littérature, décerné par l'Académie suédoise.
Paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting).

En 1968, avec l'accord de la fondation Nobel, la Banque de Suède (Sveriges Riksbank) a institué un prix en Économie, le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, communément appelé « prix Nobel d'économie » bien que n'étant pas formellement un prix Nobel, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.

Depuis 1968, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix.

 


L'absence des mathématiques

Les mathématiques ne sont pas récompensées par un prix Nobel. Leur absence est source de discussion, Alfred Nobel ne s'étant pas expliqué.

Outre l'explication par l'influence de la conception utilitaire et pratique des découvertes qui prédominait à l'époque de Nobel, exclusive de la recherche fondamentale et donc des mathématiques, il existe une explication, réfutée, reposant sur une histoire de jalousie. Celle-ci prétend qu'Alfred Nobel aurait refusé d'honorer les mathématiques pour éviter que le prix revienne un jour à Gösta Mittag-Leffler, un mathématicien suédois qui lui aurait volé le cœur de sa femme, Sophie Hess. En 1985, Lars Garding et Lars Hörmander ont montré que cette histoire est dénuée de fondement. Tout d'abord, Nobel n'a jamais été marié, Sophie Hess était sa maîtresse, une jeune Viennoise de 20 ans rencontrée quand il avait 42 ans. Enfin, il est peu probable que Nobel et Mittag-Leffler se soient réellement connus, Nobel ayant quitté la Suède en 1865 alors que Mittag-Leffler était encore étudiant.

Cette discipline est récompensée depuis 1936 par la Médaille Fields, qui se distingue toutefois du Nobel par un âge maximum de 40 ans et une attribution seulement tous les quatre ans (mais quatre prix sont attribués), et depuis 2003 par le prix Abel.

 

En météorologie, un cyclone tropical est un type de cyclone (dépression) qui prend forme dans les océans de la zone intertropicale à partir d'une perturbation qui s'organise en dépression tropicale puis en tempête. Son stade final est connu sous divers noms à travers le monde : ouragans dans l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, typhons dans le Pacifique Nord-Ouest et simplement cyclones ailleurs.


Structurellement, un cyclone tropical est une large zone de nuages orageux en rotation autour de son centre et accompagnée de forts vents. On peut les classer dans la catégorie des systèmes convectifs de méso-échelle puisqu'ils ont un diamètre inférieur à une dépression classique, dite synoptique, et que leur source d'énergie principale est le dégagement de chaleur latente causé par la condensation de vapeur d'eau en altitude dans leurs orages. On peut ainsi considérer le cyclone tropical comme une machine thermique, au sens de la thermodynamique. Le dégagement de chaleur latente dans les niveaux supérieurs de la tempête élève la température à l'intérieur du cyclone de 15 à 20 °C au-dessus de la température ambiante dans la troposphère à l'extérieur du cyclone. Pour cette raison, on dit des cyclones tropicaux qu'ils sont des tempêtes à « noyau chaud ».

Le cyclone tropical est redouté par les populations en raison de sa capacité de destruction : inondations des côtes, pluies torrentielles et vents violents. Il est classé parmi les risques naturels les plus courants et fait chaque année des milliers de victimes. Les régions les plus menacées ont mis sur pied des mesures de surveillance météorologique, sous la coordination de l'Organisation météorologique mondiale, ainsi que des programmes de recherche et de prévision du déplacement des cyclones.

 

Le terme cyclone, appliqué aux cyclones tropicaux, a été forgé par le capitaine de marine anglais Henry Piddington (1797–1858) à la suite de ses études sur la terrible tempête tropicale de 1789 qui avait tué plus de 20 000 personnes dans la ville côtière indienne de Coringa. En 1844, il publia ses travaux sous le titre The Horn-book for the Law of Storms for the Indian and China Seas (Mémoires sur les tempêtes de l'Inde). Les marins du monde reconnurent la grande qualité de ses travaux et le nommèrent président de la Marine Court of Inquiry (Cour de marine) de Calcutta. En 1848, dans une nouvelle version agrandie et complétée de son livre, The Sailor's Horn-book for the Law of Storms (Guide du marin sur la loi des tempêtes... ), ce pionnier de la météorologie compara le phénomène météorologique à un serpent s'enroulant en cercle, kyklos en grec, d'où cyclone

Les ingrédients d'un cyclone tropical incluent une perturbation météorologique pré-existante, des mers tropicales chaudes, de l'humidité, et des vents relativement faibles en altitude. Si les conditions requises persistent suffisamment longtemps, elles peuvent se combiner pour produire les vents violents, les vagues élevées, les pluies torrentielles, et les inondations qui sont associées à ce phénomène.

Comme mentionné antérieurement, le système devient d'abord une dépression tropicale, puis une tempête et on utilise ensuite des catégories d'intensité qui varient selon le bassin. La définition de vents soutenus, recommandée par l'OMM, pour cette classification est une moyenne sur dix minutes. Cette définition est adoptée par la plupart des pays mais quelques pays utilisent une période de temps différente. Les États-Unis, par exemple, définissent les vents soutenus en vertu d'une moyenne d'une minute, mesurée à 10 mètres au-dessus de la surface.

Une échelle de 1 à 5 est utilisée pour catégoriser les ouragans de l'Atlantique Nord selon la force de leurs vents : l'échelle de Saffir-Simpson. Un ouragan de catégorie 1 a les vents les plus faibles, alors qu'un ouragan de catégorie 5 est le plus intense. 

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