Depuis 2001, le cycle de négociation mené par l'OMC est le Cycle de Doha.
Champ d'application
Fonctionnement
C'est avant tout un cadre de négociation. L'OMC est essentiellement un lieu où les gouvernements membres se rendent pour essayer de résoudre les problèmes commerciaux qui
existent entre eux. La première étape consiste à discuter. L'OMC est le fruit de négociations demandant des moyens importants pour pouvoir être suivies efficacement par les membres de
l'organisation (juristes, experts, etc.). L'OMC fonctionne sur un mode démocratique au sens où chaque Etat représente une voix, quel que soit son poids politique et/ou
économique.
L'OMC s'est dotée d'un « pouvoir judiciaire », l'Organe de règlement des différends (ORD), auprès duquel les pays qui s'estiment lésés peuvent
porter plainte. Au sein de l'organisation existent divers accords concernant l'ensemble des domaines liés au commerce :
Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), toujours en vigueur mais appelé
désormais « GATT 1994 ».
-Accord général
sur le commerce des services (AGCS, en Anglais GATS).
-Accord sur l'agriculture.
-Accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (en Anglais SPS).
-Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce (ADPIC, en Anglais TRIPS).
-Accord sur les mesures concernant l'investissement et liées au
commerce (en Anglais TRIMs).
-Accord sur
les obstacles techniques liés au commerce (en Anglais TBT).
Les travaux menés actuellement par l'OMC découlent en majeure partie des négociations qui se sont
tenues de 1986 à 1994, dénommées le Cycle d'Uruguay, et de négociations antérieures qui ont eu lieu dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). L'OMC
accueille actuellement de nouvelles négociations, dans le cadre du Programme de Doha pour le développement lancé en 2001.
Lorsque les pays se
sont heurtés à des obstacles au commerce et ont voulu les réduire, les négociations ont contribué à libéraliser le commerce. Mais l'OMC ne s'emploie pas seulement à libéraliser le commerce, et
dans certaines circonstances, ses règles peuvent favoriser le maintien d'obstacles au commerce – par exemple pour protéger les consommateurs ou empêcher la propagation d'une maladie. Cela n'a
cependant pas empêché l'ORD de pénaliser l'Union européenne pour avoir refusé d'importer du bœuf aux hormones américaines.
Critiques à l'encontre de l'OMC
Depuis la fin des années 1990 l'OMC a été l'objet de critiques de la part des mouvements alter-mondialistes.
L'OMC promet la
mondialisation de l'économie et la libéralisation du commerce. Cette organisation internationale est une de celle qui a le plus mis en place d'accords pour supprimer les droits de douane entre
les pays.
Les traités qui furent signés furent accusés de plus favoriser les entrepreneurs des pays riches que les salariés ou les pays pauvres[réf.
nécessaire].
Certains considèrent que l'adhésion à l'OMC peut s'assimiler à une récompense pour "bons
comportements" économiques. Le Vietnam a ainsi rejoint l'organisation en 2006 mais la Russie en est toujours absente de nos jours[réf. nécessaire].
Beaucoup critiquent aussi la différence de traitement entre sa capacité à faire appliquer les réformes en matière de commerce (notamment suppression des droits de douanes) en
comparaison du peu d'intérêt qu'elle manifeste à faire respecter les droits fondamentaux sociaux et éthiques (pas de règle sur les salaires, sur l'environnement, sur les droits syndicaux
etc.).
L'OMC est critiquée par les libéraux qui lui reprochent d'organiser non pas le libre-échange, mais la régulation des échanges, et d'être ainsi le
reflet des points de vue mercantilistes des hommes politiques.
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